Notre lycée cherche à développer chez ses étudiants 3 valeurs-clefs :

Le goût de l’effort

Le respect de l’autre,

quel qu’il soit

La conscience

de ses droits

mais aussi de ses devoirs


Le goût de l’effort :


C’est bien sûr la clef de la réussite que d’aimer son travail. A nous, enseignants, de rendre nos disciplines attractives, nos cours vivants de manière à susciter l’envie d’apprendre chez nos étudiants.

Nous nous y employons en veillant à faire alterner prise de parole, prise de notes, exercices d’application, lecture de texte, lecture de l’image, séquence vidéo, jeux de rôles, exposés, travail en petits groupes etc…

En période de stage (qui débute dès la 1ère année), nos étudiants touchent du doigt la finalité de ce qu’ils apprennent en classe, vérifient l’utilité de leurs savoirs, expérimentent leur savoir-faire et leur savoir-être sur le terrain, en situation réelle. Cela donne à leur travail et à leurs efforts un sens plus immédiatement perceptible que dans la voie générale.

Donner le goût de l’effort, cela suppose aussi de redonner confiance aux élèves. En quoi ? En eux, d’abord et dans l’institution scolaire ensuite.

Beaucoup arrivent en effet dans l’établissement en situation d’échec et, sinon par hasard, du moins par second choix : ils auraient préféré continuer dans la voie générale. A nous de les remotiver, de leur redonner confiance dans leurs capacités, de leur montrer que la voie professionnelle n’est pas une voie de garage, qu’elle comporte des matières nouvelles et intéressantes (comme la comptabilité, le secrétariat, l’informatique, l’accueil et la vente de services) où ils n’ont pas de passé donc pas de passif, qu’elle débouche en plus sur des métiers à valeur ajoutée (par exemple contrôleur de gestion ou assistante) offrant des postes évolutifs en terme de salaire et de carrière.

Là, les cartes de visites de nos anciens élèves désormais en poste et parfois chef d’entreprise valent mieux que les discours.

Certains d’entre eux ont la gentillesse de venir rencontrer nos élèves de 2è année pour leur livrer leur expérience, leur prouver que l’effort est payant et la réussite possible aussi par la formation professionnelle, injustement méprisée en France mais fortement valorisée dans plusieurs pays européens, notamment en Allemagne.


Le respect de l’autre :


Vivre, travailler, c’est presque toujours quelque chose que l’on fait avec d’autres, en équipe ou du moins de manière collective. Des autres que l’on n’a pas forcément choisis, qui ne sont pas forcément conformes à nos attentes, à nos idées. Bref, qui sont différents de nous.

Etre capable de voir dans la différence une source d’ouverture, d’enrichissement plutôt que de conflits reste un objectif majeur de notre établissement.

C’est pourquoi nous sommes fortement attachés aux valeurs républicaines d’égalité et de laïcité :l’origine sociale, la couleur de peau ou la confession de nos étudiants ne doit en aucun cas constituer un obstacle à leur intégration.

Seule compte la motivation, l’envie d’apprendre et de progresser.

Le respect de l’autre, c’est l’assurance d’être en bon terme avec son voisin de table, d’écouter son professeur (et pas seulement de l’entendre) mais aussi d’être écouté par lui quand on a quelque chose à dire ou à demander.

C’est aussi prendre l’habitude de se mettre à la place de l’autre, de lui parler et de le traiter comme nous aimerions qu’il nous parle et nous traite. Autrement dit, de bannir toute forme de violence, qu’elle soit physique ou verbale.


La conscience de ses droits mais aussi de ses devoirs :


Droits et devoirs sont indissociables en démocratie. Les étudiants sont en général très avertis des premiers mais assez peu soucieux des seconds, qui leur sont pourtant notifiés noir sur blanc dans le règlement intérieur qu’ils signent dès l’inscription.

On ne peut que les renvoyer à la célèbre phrase de Platon :

« Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsqu’enfin les jeunes méprisent les lois, alors, c’est là, dans toute sa splendeur, le début de la dictature. » (La République)


et leur rappeler que, si personne n’est obligé de venir s’inscrire dans notre établissement, notre lycée n’est, de son côté, pas contraint de garder des étudiants de plus de 16 ans réfractaires à sa philosophie et son mode de fonctionnement.